Je me retournai et regardai cette personne, que je ne connais pas. Je suis assez surprise. Bill, lui, ne fais pas attention à cet homme, qui me sourit de toutes ces dents. Dois-je lui poser la question ?
??? : Tu ne me reconnais pas ?
Moi : A parce qu'on se connaît ?
??? : Je sais que j'ai vieillis, mais comme même.
Moi : Bon, qui êtes-vous ?
??? : Ton père.
Je me répétais ces mots. Mon père. Je sens mes jambes me lâcher. Je tombe en arrière, mais Bill me rattrape de justesse. Il me relève doucement, et me tiens la taille. Plus aucune parole, rien. La haine commença à monter en moi. Pourquoi ? Il disparait pendant plus de 10 ans, et il revient sans aucunes ranc½urs. La seule chose qui trouve à me dire c'est que joue toujours aussi bien de la guitare. C'est pitoyable. Bill me caresse la main, essayant de me détendre. S'il ne serait pas là, mon père serait déjà à terre, en ce moment même. Ludi' sortit de la loge du groupe, énervé. Elle s'arrête, me voyant, bloqué. Elle me questionna du regard. Je n'y répondis pas.
Mon père : Où est ta s½ur ?
Ludi' : Derrière vous.
Mon père [se retournant] : A te voilà.
Ludi' [le reconnaissant] : Qu'est-ce que tu fais ici ?
Mon père : Je travaille dans cette salle. Je ne pensais pas que vous étiez avec Tokio Hotel.
Ludi' : Casse-toi. Je refuse de te parler.
Mon père [lui prenant le bras] : Moi, j'ai beaucoup de chose à rattrapé.
Ma s½ur lui laissa un regard des plus noirs. Tom arriva, pile au bon moment, et sortit Ludi' de l'emprise de ce père. Notre père insulta le dreadeux et partit, sans se retourner. Ludi', qui se trouver dans les bras de Tom, se rendant compte de son geste, le repoussa gentiment. C'est triste. Triste de les voir souffrir tous les deux. Oui, Ludi' souffre de l'infidélité de Tom. Tom, lui, souffre de ne plus pouvoir aimer Ludi'. Je trouve tout cela, très dommage. J'en parlerais avec elle.
Un doigt effleura doucement la main. Un frisson me parcourut. Des lèvres se posèrent dans mon cou. Je fermai mes yeux, et profitai le plus possible. Les retrouvailles avec mon père ne m'affectent pas plus que ça. Bien au contraire, j'ai l'impression d'être plus forte. Je me retournai pour faire face à mon androgyne. Mes bras entourèrent son cou. Ces yeux noisette se perdirent dans mes yeux verts. Mais nous devinrent arrêter. Pourquoi ? Ils devaient continuer leur répète, comme même. Alors que je retournais m'assoir au coté de ma s½ur, tout le groupe se remettait en place. En moins de 5 minutes, la voix de Bill résonna dans toute la salle. Je voyais les faibles regards de Tom, espérant que Ludi' s'en aperçoive et lui réponde, mais rien. Je voyais bien que tout cela les rendait malheureux, lui comme elle. « Wo Sind Eure Hände » me sortit de mes pensées. C'était sa chanson. A Ludivine. Elle leva soudainement la tête et, un sourire apparut sur son visage. Elle tourna son regard vers lui. Tom. Lui aussi, la fixé. Elle ne le quitta pas. A chaques parole chanté par le guitariste, son visage rayonnait.
Je m'éclipsai discrètement. Je veux la laisser, seule, avec son Tom. Je me dirigeai vers la sortie, et m'assis par terre, respirant l'air extérieur. J'entendais plusieurs voix féminine plus loin. Surement des fans. Je n'y prête pas attention. Je regarde le ciel. Il était bleu, sans aucuns nuages. Je sortis mon paquet de cigarettes, qui se trouver encore dans ma poche. Oui, ce n'est pas bien, je le sais très bien. Mais cela me fait décompresser. J'en pris une et l'alluma. Je l'amenai sur le bout de mes lèvres, et y respira une grande bouffé. Une main sur mon épaule me fit sursauter. Je me retournais pour faire face à Tom.
Tom : Je peux en tirer une ?
Moi [lui tendant ma cigarette] : Tiens.
Tom [s'asseyant à coté de moi] : Je ne savais pas que tu fumais.
Moi : Peu de gens le savent. Mais maintenant tu es au courant. Alors avec Ludi', ça s'arrange ?
Tom [tirant] : Oui, très bien. Je me sens comme même coupable de mon infidélité.
Moi : Tu es comme ça, Tom. Elle aussi, est comme toi. Vous vous ressemblez plus, que vous ne le croyez.
Tom [me tendant à nouveau ma cigarette] : Elle a beaucoup de mal à me pardonner, mais je l'a comprends. Bon changeons un peu de sujet. Et toi avec mon frère ?
Moi [tirant]: Tout se passe à merveille.
Tom : Ca se voit. Au faite avec ton père... ?
Moi [lui tendant ma cigarette] : Oh ne t'inquiète pas. Il nous a abandonné, et maintenant il en assume les conséquences.
Il tira une dernière fois, et écrasa la cigarette par terre. Nous rentrâmes, ensemble, dans la loge du groupe. Cela m'a fait beaucoup de bien de parler avec Tom. Il y une sorte de complicité entre nous. Pas une complicité aussi forte qu'avec Bill, mais c'en est une comme entre frère et s½ur. Bill me prit immédiatement dans ces bras, mais il me repoussa.
Bill : Tu sens la cigarette.
Moi : Oui, je sais. Je viens d'en fumer une avec ton frère.
Bill : Je ne savais pas que...
Moi : Je sais très bien que tu n'aime pas ça, mais tu dois m'accepté avec ça.
Bill [me prenant dans ses bras] : J'accepterai tous, pour rester à tes côtés.
Après plusieurs bisous et câlins bien mérité, les garçons durent partir. Le concert allait bientôt débuter. Je voyais le stress montait. Chacun des membres essayaient de canaliser de son mieux. Les cris de fans se doublent, lorsque les premières de notes de guitare résonnèrent.
Après ce concert dès plus réussit, les garçons apparurent dans la loge, en dégoulinant de sueur. Je lançai un regard à Bill, qui me répondit assez perversement. Quelle idée a-t-il derrière la tête ? Quelques minutes, après les autographes et autres trucs, nous rentrâmes tous dans le van. Ma tête s'était installée sur l'épaule de Bill. Je m'endormis. Un sommeil léger. J'entendis leur conversation, qui me concerne un peu.
Tom : Bill, ne t'inquiète pas pour elle.
Bill : On ne va pas en reparler, Tom.
Ludi' : C'est quoi le problème ?
Bill : C'est...Rien.
Tom : Explique-lui, elle pourra peut-être t'aider.
Bill : Mouais, surement. Alors...
Ludi' : Alors ?
Bill : J'ai peur qu'elle souffre. Quelle repense à ce Damien, la mort de votre mère... J'ai peur aussi qu'elle décide me quitter sur un coup de tête...
Ludi' : C'est normal d'avoir peur. Elle a beaucoup souffert, certes, mais c'est grâce à toi quelle est encore là, aujourd'hui.
Je souris et, ouvrit doucement mes paupières. Je ne pensais pas qu'il s'inquiéter autant. C'est une preuve d'amour, et ça me rassure. Je sens qu'il m'aime sincèrement. Je l'aime tellement, et Ludi' a vraiment dit ce que je pensais. Si lui ne m'avait pas sauvé, j'aurais surement rejoint l'autre monde. Beaucoup de souffrance, mais lentement oublié grâce à mon homme. Bill. Le van s'arrêta et les garçons descendirent en premier et nous ensuite. Alors que tout le monde partit dans sa chambre respective, je m'isolai quelques minutes dans la salle de bain. Bill était déjà au pays des songes, alors que je repensais à toutes les paroles de ma mère, nos dernières conversations, nos derniers fou-rires... Tant de choses que je ne verrais plus jamais. Mais la vie continue, et maintenant Bill est avec moi. Je ressors finalement de cette pièce, et m'installe doucement sous la couette. La chaleur de Bill m'entoura. Sa peau contre la mienne. Son souffle chaud et apaisant, caressé ma nuque. Je partis moi aussi dans le pays des rêves, un mystérieux sourire sur mon visage.
Une fine lueur de lumière me sortit de mon rêve. Je me retournai de mon mieux, et ma tête fixait celle de mon ange, encore endormis. Je caresse doucement sa joue, aucune réaction. Je recommençai, mais cette fois, ma main se balada sur son torse. Il frissonna, ouvris doucement ces yeux. Un faible sourire apparut sur son visage endormis. Il m'ouvrit ces bras, et je m'y blottis.
Moi : Tu sais que tu es magnifique le matin.
Bill : Que le matin ?
Moi : Non, tout le temps.
Bill : Merci. Toi aussi. Surtout quand tu parle de moi, dans ton sommeil.
Moi : Qu'est-ce que tu raconte ?
Bill : Tu as du rêver de moi, cette nuit. Vu tout les compliments et pensée perverse, j'ai TRES bien entendu.
Moi : Quelle boulette !
Bill : Moi aussi, j'aime beaucoup la chantilly. [Hein Lulu !]
Mes joues prirent, soudainement, une teinte des plus rouges. Comment il sait ça ? Pourquoi je parle la nuit ? Je déteste mon subconscient. La porte de notre chambre s'ouvrit rapidement et brutalement.
??? : Encore couché ?
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