Son regard était dur et sévère. Je baissai la tête et une larme tomba rapidement sur le sol, suivit d'une deuxième. Il releva ma tête et me serra dans ces bras. Je fondis littéralement en larmes. Je les retenais depuis trop longtemps. Il caressait doucement mon dos et mes cheveux. Il me rassurait de son mieux et ça marchait. Je me calmai petit à petit. Je refusais de bouger de ces bras.
Moi [restant dans ces bras] : Tous se passaient ici, en Allemagne. Je n'avais que 4 ans, à l'époque, et mes parents état toujours ensemble. Chaques samedis vers midi, un ami de mon père venait à la maison. Il nous faisait peur à Ludi' et moi. Un soir, mes parents partait au restaurant pour leur anniversaire de mariage et Ludi' et moi, devions rester à la maison. C'était donc « Damien » qui nous garda ce soir-là. Ludi' dormait déjà comme un bébé mais moi non. J'avais peur qu'il vienne nous faire du mal alors je ne fermais pas l'½il. Au beau milieu de la nuit, j'eu soif. Je me levai et marchait discrètement vers la cuisine. Je le vu dans le canapé, une bouteille vide à la main. Je ne sais pas comment il a fait, mais il se réveilla. Dès qu'il me vit, il se leva, toujours cette bouteille à la main. Je pris peur et courra dans toute la maison, mais il me rattrapa. Il rigola et commença à ma frapper avec son objet. Je criais pour essayer de réveiller ma s½ur, mais elle a le sommeil lourd. Je ne dis rien à personne. Je refusais qu'on me touche. Je m'habillais seule dans la salle de bain. Mes parents, eux, ne voyaient rien. Trop occupé par leur emploie du temps surchargé. Ils devinrent de plus en plus absent et se fut, à chaque fois, Damien qui nous gardait. Les coups recommençaient, chaques soirs. Mais bientôt, on dut déménager en France à cause de mon père. Je sautai de joie et espérais de ne plus jamais revenir en Allemagne. Mais me revoilà de nouveau ici. J'ai peur qu'il revienne, Tom.
Il ne dit pas un mot. Je ne pleurais plus. Je restais juste dans ces bras en sécurité. Sa peau mouillait mon pull, se qui me procurait un plaisir infini. Je me séparai doucement de lui. Son regard dans le mien. Je lui embrassai la joue et repartit sur ma chaise longue. Je me sens beaucoup plus légère. Je suis maintenant libéré d'un poids énorme. Bill n'est plus dans la piscine. Je regarde ma s½ur et elle ne me répond pas. Bon, je vais le chercher par moi-même. Je rentre à l'intérieur. Pas dans le salon ni dans la cuisine. Mais où est-il ? Une main se pose alors sur mon épaule. Je sursaute et me retourne.
Moi : Maman...Mais qu'est-ce que tu fais ici ?
Ma mère : J'ai pu quitter plus tôt, alors me voilà. D'où vient tout ce boucan ?
Moi : Oh ça...C'est Ludi' qui a invité des...amis.
Ma mère : Dans la piscine ?
Moi : Oui. Euh...Tu n'aurais pas vu...Bill ?
Ma mère : Non, pourquoi cette question ?
Moi : Pour rien.
Elle partit en direction du jardin. Je montai les escaliers et entrai dans ma chambre. Je vis alors Bill, assis devant la fenêtre, son portable à la main. Pourquoi est-il ici ?
Moi : Bill...
Bill : Tu te souviens de moi...
Moi : Qu'est-ce que tu raconte ?
Bill : Je sais très bien, que tu te sers de moi pour être avec Tom.
Moi : Tu te trompe.
Bill : De ce que j'ai vu dans le jardin, je ne me trompe pas.
Moi : Tu veux vraiment savoir ce que j'ai dit à Tom.
Bill : Vas-y.
Je m'approchai de lui. Je tournai sa tête et le regardai dans les yeux. Je soufflai et commençai mon récit. Damien, les coups, etc.... Je lui dis tous. Je retiens mes larmes. Son visage devient rapidement crispé. Dès que ma voix s'arrêta, il était paralysé. Plus aucun mouvement, aucun son, rien. Une larme solitaire roula sur ma joue. Je l'effaçai d'un revers de main. Il me fixait toujours, incompréhensif. C'est dur à entendre mais c'est encore plus douloureux, lorsque que c'est vous qui le raconter. Une voix grave m'interpella. Celle-ci semblait énerver et violente. Je regardai une dernière fois Bill et sortis de la pièce. Je descendis doucement les escaliers. Je vis alors Tom, retenus par Georg et Gustav, près à sauter sur cet inconnu. Je ne peux voir son visage, il est dos à moi. J'aperçois Ludi' au fond de la pièce, assise dans le canapé, la tête dans ces mains. Ma mère, elle, regarde cruellement le dreadeux. Qu'est-ce qui se passe ?
Tom [me voyant] : Flo ! Non ! Remonte immédiatement !!
Moi : Mais qu'est-ce qui se passe ?
Tom : Remonte ! C'est...
Ma mère : Je ne sais pas ce qui s'est passé. Dès que Damien est entré dans la maison, ce Tom, a commencé à le menacer et à lui demander de partir.
Moi : Euh...Da...Damien... ?
Damien [se retournant] : Ah te voilà enfin ! Tu as beaucoup changé.
Moi : C'est...C'est impossible...
Je regardai ma mère puis Damien. Mon corps se mit à trembler. Je remontai le plus rapidement possible, bousculant Bill qui était dans le sens inverse. Je m'enfermai à double-tours dans ma chambre. Je me laissai glisser le long de la porte. J'explosai en larmes. Pourquoi est-il ici ?
Lui : Flo...Ouvre-moi...
Moi [effaçant mes larmes] : Bill, laisse-moi.
Bill : Je refuse de te laisser. Je ne veux pas que tu te fasses du mal. Je t'aime trop pour t'abandonner.
Je me levai et lui ouvrit la porte, comme il me l'avait demandé. Il me serra dans ces bras et me rassurait de son mieux. Je me sentais en sécurité. Dans ces bras. Avec lui. Son corps contre le mien. J'aime tellement cette sensation. Dans mon c½ur tout est détruit, mais je sais que Bill est là, et qu'il réussira à me le réparer. Je sais qu'il sera toujours là pour moi. Je me laisse transportais loin de cette vie, encore quelques minutes. Quelqu'un toqua à ma porte. Aucun de nous ne réponds, mais celle-ci s'ouvre sur ma mère.
Ma mère : Lâche-la.
Moi : Non. Je suis désolé, maman, mais il restera ici.
Ma mère : Ben moi, je suis désolé de te dire que je vais me marier avec Damien.
Bill et Moi : QUOI ?
Ma mère : C'est un homme bien et...
Moi : Un homme bien, LUI ? Tu rigole ? Si un homme qui bat les enfants, c'est un homme bien, je n'imagine même pas un homme mal.
Ma mère : Qu'est-ce que tu raconte ? Il n'a jamais eu d'enfant.
Moi : Pourtant c'est la vérité. [Lui montrant mon dos]Tu vois ces nombreuses marques. C'est lui.
Ma mère : Je l'aurais vu comme même.
Moi : Pourtant tu ne l'as jamais remarqué, trop occupé avec ton emploie du temps.
Elle devint toute blanche et sortit finalement de la chambre, muette. Je viens de me rendre compte que, j'ai dit ce secret à tous ceux que je connaissais en moins d'une journée, alors que je les caché pendant des années. Bill me regarda, content de mon courage. Je lui souris et l'embrassa le plus tendrement possible. Il se détacha de moi, embrassa mon front et entrelaça ma main dans la sienne. Il n'y avait plus un bruit au rez-de-chaussée. Pu de Tom, ni de Gustav, ni de Georg. Aucune trace de Ludi'. Personne. Juste du verre, étalé dans toute la maison. Je vis aussi du sang à l'entrée. Je regardai Bill, paniquée par la situation. Il appela rapidement le van. Il arriva, nous montâmes. Je ne sais pas où aller. Mon portable sonna. Je sursautai mais je finis pas répondre.
Moi [voix tremblante] : Al...Allô ?
??? : Flo, c'est Ludi'.
Moi : Où êtes-vous ?
Ludi' : A l'hôpital.
Moi : Hein ? Pourquoi ?
Ludi' [voix tremblante] : C'est...C'est Tom.
Moi : Qu'est-ce qui lui arrivé ?
Ludi ' : Vu que Damien refusait de partir Tom lui sauta dessus et l'a frappé. Mais Damien pris une bouteille qui se trouvé à proximité et la cassa sur Tom. Il...Il lui frappé la tête. [En larmes]Il est dans le coma.
Je lâchai mon portable. Il tomba violement au sol. Bill, inquiet, me demanda le problème. Je dis au chauffeur d'aller à l'hôpital. Bill se tut mais me fixait avec insistance.
Moi : C'est Tom.
Il se paralysa. Son regard changea. Son visage devint triste et la peur s'empara de lui. La peur de perdre son double. Je ne lui en dis pas plus, je ne pouvais pas. L'androgyne criait sur le chauffeur pour qu'il accélère. Au bout de longues minutes, on arriva. Je sortis rapidement de la voiture, suivit de près par Bill. Je demandai le numéro de chambre. N°50 étage 3. Je pris la main de Bill et courrai jusqu'aux escaliers. On les monta rapidement et nous arrivâmes enfin devant sa chambre. Je vis Damien sur une chaise, dans le couloir. Je lui lançai un regard noir avant de pénétrer dans la pièce. Je vis alors Tom. Il est relié à de nombreux fils, eux-mêmes relié à plusieurs machines. Une goutte d'eau tomba sur ma main. Je regardai Bill. Les larmes envahirent son visage. Ludi' pleurait en silence. Gus' et Georg fixaient Tom, attendant le moindre signe de vie. Bill s'installa sur une chaise et pris la main de son jumeau dans les siennes.
Bill : Comment... ?
Gus' : Damien, lui taper la tête avec une bouteille en verre.
Il fondit en larmes. Moi, toujours debout, regarda le visage pâle de Tom. Un corps sans vie. Son sourire a disparut. Son regard est fermé. Une chose me rassure. Ces Bip-Bip répétitifs. Mes yeux restaient sur cette machine. Mais quelqu'un entra dans la pièce et me tira hors de cette chambre.
Moi : Tu va me lâcher.
??? : Tu rentre avec nous. MAINTENANT.
Moi : Maman, je refuse de l'abandonner. Tout ça à cause de cette ordure. Tu me dégoute.
Ma mère : Ne parle pas de lui, comme ça.
??? : Ca va, Flo ?
Moi : Oui, Oui ne t'inquiète pas, Gus.
Je partis le rejoindre. Je fermai la porte de la chambre. Je m'assis en face de son lit. Je m'assoupis quelques minutes, mais un cri me réveilla.
*************************************************************************************************************************
Dites-moi votre avis.
note ma fic ICI
Floriine
